Femme voilée,
Liberté, entachée,
Femme, tu vis dans l'ombre de ton mari,
Je reviens de chez toi, j'ai vu pardi,
En ce période de ramadan,
Tu dois le faire pourtant.
Tu n'as pas le choix, restrictions, du lever au coucher,
Pas d'eau, pas de nourriture avalées.
Mais le soir ton mari, sort, te laissant seule,
La maison, les enfants, voila "bâti le décor", Une maison, une femme, des enfants, des tâches veulent.
La nuit tombée, ton mari avec ses amis, "ses frères" feront la fête,
La nuit dernière Djerba, minuit !!!
Que des hommes dans la rue, pas de femmmes, c'est la vie.
Je ne sais pas si Allah l'a dit, mais vous le faites.
Enfin, la fin du ramadan c'est jeudi soir,
Allez, vite, tu pourras manger et boire.
Mais tu as une dernière chose, c'est toi, qui doit préparer la fête.
La fête de la fin du ramadan toute la famille réunie, c'est chouette.
Sauf pour toi, encore enchaînée, "terme trop fort", je sais,
Recevoir les amis, les parents, la grosse cuisine, pas de sorties.
Mais tu seras heureuse, car tu as toujours vécu ainsi.
Femme libérée, je ne sais pas encore combien de temps.
Vous serez encore ficellées par les hommes, eux, se paient du bon temps
Ne faisons pas une généralité,
Mais pour le moment, c'est ça, la vérité.
Morganne
Je vous ai fait vite fait un poème pas très correspondant au thème, mais je reviens cette nuit de tunisie du sud et j'ai vécu pendant l5 jours sous le signe du ramadam. Et là les femmes ne sont pas encore égales à l'homme.





